Expressions chinoises nées du Dao De Jing
正言若反 (zhèng yán ruò fǎn)
Mot pour mot au chapitre 78
正言若反 (zhèng yán ruò fǎn), « les paroles vraies semblent paradoxales », clôt le chapitre 78 du Dao De Jing et nomme le paradoxe : le vrai sonne souvent comme son contraire.
Caractère par caractère
| 正 | zhèng | droit, vrai |
|---|---|---|
| 言 | yán | la parole, parler |
| 若 | ruò | comme, comme si |
| 反 | fǎn | contraire |
| 正言若反 | Une parole vraie sonne souvent comme son contraire ; un paradoxe qui se révèle juste. | |
D'où elle vient
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正言若反。
Les paroles vraies semblent paradoxales.
Comment le sens a changé
Les quatre caractères forment toute la dernière ligne du chapitre 78 : « Les paroles vraies semblent paradoxales. » Ils résument ce qui précède. Le chapitre part de l'eau : « Rien au monde n'est plus souple ni plus faible que l'eau, et pourtant, pour attaquer le dur et le fort, rien ne la surpasse. » « Le faible vainc le fort, le souple vainc le dur : tout le monde le sait, mais nul ne sait le pratiquer. » Puis vient la parole du sage : celui qui prend sur lui la souillure et les malheurs du pays en est le maître et le « roi du monde ». Chacune de ces phrases sonne faux et, pour le livre, est tout simplement vraie.
La ligne nomme la manière de parler du livre tout entier. Le chapitre 41 aligne de telles maximes, « le grand vase s'achève tard », et le chapitre 45 dit « la grande habileté semble maladroite, la grande éloquence semble bégayer ». Aujourd'hui, 正言若反 est une expression lettrée, employée par les écrivains et les chercheurs pour un paradoxe qui tient, et souvent pour décrire le Laozi lui-même.
L'employer aujourd'hui
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老子的很多话都是正言若反,比如“大巧若拙”。
lǎo zǐ de hěn duō huà dōu shì zhèng yán ruò fǎn, bǐ rú "dà qiǎo ruò zhuō".
Beaucoup de paroles de Laozi sont des paroles vraies qui semblent paradoxales, comme « la grande habileté semble maladroite ».
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“慢就是快”这句话乍听不合常理,细想却有道理,正言若反,说的就是这种情况。
"màn jiù shì kuài" zhè jù huà zhà tīng bù hé cháng lǐ, xì xiǎng què yǒu dào li, zhèng yán ruò fǎn, shuō de jiù shì zhè zhǒng qíng kuàng.
« Lent, c'est rapide » paraît absurde à première vue, mais à la réflexion c'est juste : c'est exactement ce que veut dire « les paroles vraies semblent paradoxales ».