Expressions chinoises nées du Dao De Jing
宠辱若惊 (chǒng rǔ ruò jīng)
Mot pour mot au chapitre 13
宠辱若惊 (chǒng rǔ ruò jīng), « La faveur et la disgrâce troublent également », ouvre le chapitre 13 du Dao De Jing et décrit qui s'inquiète de tout gain et de toute perte.
Caractère par caractère
| 宠 | chǒng | la faveur |
|---|---|---|
| 辱 | rǔ | la disgrâce |
| 若 | ruò | comme, comme si |
| 惊 | jīng | l'alarme, alarmé |
| 宠辱若惊 | Être troublé autant par la faveur que par la disgrâce ; s'inquiéter de chaque gain et de chaque perte. | |
D'où elle vient
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宠辱若惊,
La faveur et la disgrâce troublent également ;
Comment le sens a changé
Les quatre caractères ouvrent le chapitre 13 : « La faveur et la disgrâce troublent également ». Le chapitre s'explique lui-même : « Que veut dire “la faveur et la disgrâce troublent également” ? La faveur est chose basse : on s'inquiète de l'obtenir, et l'on s'inquiète de la perdre. » La faveur est basse parce qu'elle vient d'en haut et peut être reprise : qui en vit a peur quand elle arrive comme quand elle s'en va. La seconde moitié du chapitre parle de soi : « Si j'ai de grands malheurs, c'est parce que j'ai un corps », et seul celui qui estime sa personne autant que le monde, à celui-là « on peut confier le monde ».
Le sens moderne reste proche du chapitre : 宠辱若惊 décrit quelqu'un qui s'inquiète de chaque gain et de chaque perte, tour à tour exalté et angoissé. Le contraire, 宠辱不惊, « insensible à la faveur comme à la disgrâce », est une expression plus tardive qui n'en diffère que d'un caractère : 不, « ne pas », à la place de 若. À ne pas confondre avec 受宠若惊, « confus d'une faveur », qui parle d'une agréable surprise et non de peur.
L'employer aujourd'hui
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他太在乎领导的评价,表扬一句就高兴,批评一句就失眠,真是宠辱若惊。
tā tài zài hu lǐng dǎo de píng jià, biǎo yáng yī jù jiù gāo xìng, pī píng yī jù jiù shī mián, zhēn shì chǒng rǔ ruò jīng.
Il tient trop au jugement de son chef : un mot d'éloge le rend heureux, un mot de critique l'empêche de dormir. Faveur et disgrâce le troublent également.
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做人要有定力,不能宠辱若惊,被别人的一句话左右。
zuò rén yào yǒu dìng lì, bù néng chǒng rǔ ruò jīng, bèi bié rén de yī jù huà zuǒ yòu.
Il faut de la constance : ne pas s'affoler de chaque faveur ou affront, ni se laisser mener par un mot d'autrui.