Expressions chinoises nées du Dao De Jing
不出户,知天下 (bù chū hù, zhī tiān xià)
Mot pour mot au chapitre 47
不出户,知天下, « sans franchir sa porte, on connaît le monde », ouvre le chapitre 47 du Dao De Jing : on peut comprendre le monde sans aller loin.
Caractère par caractère
| 不 | bù | ne ... pas |
|---|---|---|
| 出 | chū | sortir, émaner |
| 户 | hù | la porte |
| 知 | zhī | savoir, connaître |
| 天下 | tiān xià | tout sous le ciel, le monde |
| 不出户,知天下 | On peut connaître le monde sans sortir de chez soi. | |
D'où elle vient
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不出户,知天下;
Sans franchir sa porte, on connaît le monde ;
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不窥牖,见天道。
sans regarder par la fenêtre, on voit la Voie du ciel.
Comment le sens a changé
Le chapitre 47 s'ouvre sur deux lignes qui se répondent : « Sans franchir sa porte, on connaît le monde ; sans regarder par la fenêtre, on voit la Voie du ciel. » Puis il renverse l'idée habituelle du savoir : « Plus on va loin, moins on connaît. C'est pourquoi le sage connaît sans aller, nomme sans voir, et accomplit sans agir. »
Dans le chapitre, connaître n'est pas avoir des nouvelles de pays lointains. C'est connaître la marche des choses, la Voie du ciel, qui est la même partout et ne se trouve pas en courant après elle. Aujourd'hui, on emploie surtout la phrase au sens propre : rester chez soi et savoir pourtant ce qui se passe dans le monde, par les livres, les journaux ou Internet. Un proverbe courant dit à peu près la même chose : « le lettré ne sort pas de chez lui, et connaît les affaires du monde » (秀才不出门,能知天下事).
L'employer aujourd'hui
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有了互联网,不出户,知天下,已经不是什么难事。
yǒu le hù lián wǎng, bù chū hù, zhī tiān xià, yǐ jīng bù shì shén me nán shì.
Avec Internet, connaître le monde sans franchir sa porte n'a plus rien de difficile.
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爷爷每天读书看报,不出户,知天下,聊起国际新闻头头是道。
yé ye měi tiān dú shū kàn bào, bù chū hù, zhī tiān xià, liáo qǐ guó jì xīn wén tóu tóu shì dào.
Grand-père lit livres et journaux tous les jours : sans franchir sa porte, il connaît le monde, et parle de l'actualité internationale en connaisseur.