Citations de Laozi : vraies ou fausses ?
« Connaître les autres, c'est sagesse » : Laozi l'a-t-il dit ?
Authentique : chapitre 33
Oui : « Connaître les autres, c'est sagesse. Se connaître soi-même, c'est sagesse supérieure » traduit la première ligne du chapitre 33 du Dao De Jing, 知人者智,自知者明.
Connaître les autres, c'est sagesse. Se connaître soi-même, c'est sagesse supérieure.
Ce que dit le Dao De Jing
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知人者智,自知者明。
Connaître les autres, c'est la sagesse ; se connaître soi-même, c'est la clarté.
Ce que dit le chinois
Deux moitiés de quatre caractères. 知人者智 : « qui connaît les hommes est sage ». 自知者明 : « qui se connaît soi-même est clair ». 明 est la lumière, la clarté du regard. Notre traduction : « Connaître les autres, c'est la sagesse ; se connaître soi-même, c'est la clarté. » Stanislas Julien (1842) écrivait : « Celui qui connaît les hommes est prudent. Celui qui se connaît lui-même est éclairé. »
Ce que changent les traductions
Toutes les versions gardent les deux moitiés ; elles diffèrent sur les deux mots. Le chinois les hiérarchise sans le dire : 智 est l'habileté à connaître le monde et les autres, 明 la claire vue que le livre loue ailleurs, « connaître le constant, c'est l'éclat » (chapitre 16), « voir le petit, c'est la clarté » (chapitre 52). La formule qui circule marque cette hiérarchie par « sagesse supérieure », ce qui est une lecture juste ; le chinois n'emploie pas deux fois le même mot.
La ligne dans son chapitre
La ligne suivante fait le même passage des autres à soi : vaincre les autres demande de la force, se vaincre soi-même, c'est être fort. Viennent ensuite le contentement, la volonté, la durée et la longue vie, chacun défini par ce qu'on est plutôt que par ce qu'on a sur les autres.