Shui (水, l'eau) dans le Dao De Jing : sens et occurrences
Dans le Dao De Jing, l'eau (水) est l'image du bien suprême : elle profite aux dix mille êtres sans rivaliser et se tient en bas, et rien n'est plus souple ni plus faible, mais rien ne la surpasse contre le dur et le fort.
水 (shuǐ), l'eau, n'est nommée que dans deux chapitres, mais ils comptent parmi les plus connus du livre. Le chapitre 8 s'ouvre sur 上善若水 : « Le bien suprême est comme l'eau. » L'eau sait profiter aux dix mille êtres sans rivaliser, se tient là où personne ne veut aller, et c'est pourquoi elle est proche de la Voie.
Le chapitre 78 y revient : rien au monde n'est plus souple ni plus faible que l'eau, et pourtant, pour attaquer le dur et le fort, rien ne la surpasse. Le chapitre en tire que le faible vainc le fort et le souple vainc le dur, ce que tout le monde sait et que nul ne sait pratiquer.
D'autres lignes parlent d'eau sans employer le mot 水 : au chapitre 32, la Voie dans le monde est comme les ruisseaux et les vallées qui vont aux fleuves et aux mers (江海), et au chapitre 66, les fleuves et les mers sont rois des cent vallées parce qu'ils savent se tenir au-dessous d'elles. Ces lignes ne sont pas comptées ici.
Toutes les occurrences de 水
Chapitre 8
Chapitre 78
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Ligne 1
天下莫柔弱于水,
Rien au monde n'est plus souple ni plus faible que l'eau,