Expressions chinoises nées du Dao De Jing
以德报怨 (yǐ dé bào yuàn)
Reprise du chapitre 63
以德报怨 (yǐ dé bào yuàn), « rendre la vertu pour la rancune », retourne le 报怨以德 du chapitre 63 du Dao De Jing ; la forme en quatre caractères est dans les Entretiens, où Confucius la met en doute.
Caractère par caractère
| 以 | yǐ | par, au moyen de |
|---|---|---|
| 德 | dé | la vertu |
| 报 | bào | rendre, payer de retour |
| 怨 | yuàn | le ressentiment |
| 以德报怨 | Répondre à un tort ou à une rancune par la bonté plutôt que par la vengeance. | |
D'où elle vient
L'expression ne figure pas telle quelle dans le texte : elle reprend la ligne 报怨以德.
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大小多少,报怨以德。
Tiens le petit pour grand, le peu pour beaucoup ; rends la vertu pour la rancune.
Comment le sens a changé
Le chapitre 63 a les mêmes mots dans un autre ordre, 报怨以德 : « Tiens le petit pour grand, le peu pour beaucoup ; rends la vertu pour la rancune. » La ligne se trouve parmi les maximes du chapitre sur l'art d'agir tôt : « Prévois le difficile quand il est facile ; fais le grand quand il est petit. » La rancune aussi se traite mieux avant qu'elle ne grandisse. Le chapitre 79 dit la même chose par l'autre bout : « Quand on apaise une grande rancune, il en reste toujours. »
Les quatre caractères dans l'ordre de l'expression sont dans les Entretiens de Confucius, 14.34 (14.36 selon d'autres numérotations). Quelqu'un demande à Confucius : « Que dire de rendre la vertu pour la rancune ? » (以德报怨,何如?) Il répond : « Et avec quoi rendrais-tu la vertu ? Rends la droiture pour la rancune, et la vertu pour la vertu. » L'idée est donc celle du Laozi, la formule celle qu'on soumet à Confucius, et Confucius ne l'approuve pas. On compare les deux réponses depuis.
Aujourd'hui, 以德报怨 loue celui qui aide une personne qui lui a fait du tort. L'expression garde une trace du doute de Confucius : on rappelle aussi que pardonner ne veut pas dire renoncer à distinguer le juste de l'injuste.
L'employer aujourd'hui
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对方曾经伤害过他,他却以德报怨,在对方困难时伸出了援手。
duì fāng céng jīng shāng hài guo tā, tā què yǐ dé bào yuàn, zài duì fāng kùn nán shí shēn chū le yuán shǒu.
L'autre lui avait fait du tort, mais il lui a rendu le bien pour le mal et l'a aidé quand il était en difficulté.
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以德报怨固然可贵,但也要分清是非。
yǐ dé bào yuàn gù rán kě guì, dàn yě yào fēn qīng shì fēi.
Rendre le bien pour le mal est louable, mais il faut aussi savoir distinguer le juste de l'injuste.